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Découvrez le nouvel espace Menaibuc à Paris

par Jean-Philippe Omotunde © africamaat.com

 Publié le 2 septembre 2008

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Découvrez les cours de l’Institut Africamaat (année 2008/2009)

L’Institut Africamaat, pour sa 5ème année d’existence, vous invite à découvrir les richesses de l’histoire panafricaine et les enjeux socio-économiques actuels.

Découvrez les cours de l’Institut Africamaat (année 2008/2009)

Prochains cours dernier trimestre 2009 :

Avril : 4 et 11

Mai : 2 et 9

Juin : 6 et 13

"Le moment actuel est pour nous fort sévère car, à chacun d’entre nous, une question est posée, et posée personnellement : ou bien se débarrasser du passé comme d’un fardeau encombrant et déplaisant qui ne fait qu’entraver notre évolution, ou bien l’assumer virilement, en faire un point d’appui pour continuer notre marche en avant.

Il faut opter.

Il faut choisir (...)

Pour nous, le choix est fait.

Nous sommes de ceux qui refusent d’oublier.

Nous sommes de ceux qui refusent l’amnésie même comme méthode.

Il ne s’agit ni d’intégrisme, ni de fondamentalisme, encore moins de puéril nombrilisme.

Nous sommes tout simplement du parti de la dignité et du parti de la fidélité". Aimé Césaire (Discours sur la négritude).

1- Etre « adulte » signifie avoir des responsabilités vis-à-vis des jeunes générations

En raison de l’esclavage, de la colonisation, de la néo-colonisation et de la stratégie européenne d’assimilation sociale et culturelle, les adultes panafricains semblent avoir du mal à saisir l’ampleur de la responsabilité qui les incombe dans l’éducation et la formation d’une jeunesse kamite (panafricaine) responsable, tant ils ont délégué aux sociétés européennes, leurs propres responsabilités.

Revenons aux fondamentaux. Etre « adulte » sous-entend une prise de conscience collective d’une classe d’âge qualifiée d’ainée, de la responsabilité qui lui incombe vis-à-vis des plus jeunes. Ces ainés doivent normalement œuvrer de concert pour former une jeunesse :

* Consciente d’elle-même,

* Consciente de la valeur de son Unité panafricaine,

* Consciente des vertus de la discipline,

* Consciente de son glorieux héritage,

* Consciente de ses valeurs ancestrales,

* Consciente des dangers qui la guettent,

* Consciente des manœuvres des prédateurs humains

* Consciente des défis qu’elle doit relever,

* Consciente de l’ampleur de la compétition économique mondiale,

* Consciente de sa responsabilité (matérialiser la Renaissance Africaine).

L’initiative des fondateurs de l’Institut Africamaat vise modestement ces objectifs, d’où l’importance de soutenir logistiquement et même financièrement cette institution, même si on n’est pas physiquement présent, afin de consolider l’activité et de constituer des archives documentaires.

En dehors de la lutte contre notre aliénation culturelle et pour la défense unitaire de nos intérêts matériels et moraux, soyons en conscient, il n’y aura pas de progrès dans le monde Panafricain !

Par conséquent, comme le disait le Grand Maître de la Parole Sacrée Nègre, Aimé Césaire, « A-t-on le droit de renoncer à la lutte ? ».

2- La mission pédagogique de l’Institut Africamaat :

L’Institut Africamaat a été créée en 2004 par Salomon Mezepo, René-Louis Etilé et Jean Philippe Omotunde pour promouvoir de façon dynamique, l’étude pédagogique des Humanités Classiques Africaines et des problématiques socio-économiques actuelles, dans le cadre des travaux historiographiques initiés par le professeur et savant Cheikh Anta Diop.

Ainsi depuis 5 années, la mission de l’Institut Africamaat est de permettre au grand public de découvrir l’extrême richesse de l’histoire scientifique et culturelle du Monde Noir, tout en veillant à transmettre la passion de la recherche à de futurs spécialistes.

Naturellement, l’Institut Africamaat s’associe aux travaux universitaires entrepris par les enseignants Africains-Américains dans le domaine des « African Studies » et œuvre pour créer les conditions nécessaires à la Renaissance Africaine.

3- Enseigner les Humanités Classiques Africaines :

Tout peuple possède ses propres Humanités Classiques qui contribuent à forger son identité culturelle et sa vision de son destin. L’étude de celles-ci englobe l’examen méthodologique de la production scientifique, technique, littéraire, philosophique et artistique de ses ancêtres les plus lointains, sans oublier le domaine des Sciences Sociales (us et coutumes, spiritualité, cultures et traditions).

Le terme Humanités Classiques Africaines a été utilisé pour la première fois par le professeur Cheikh Anta Diop pour désigner notre patrimoine historique Égypto-nubien.

Celui-ci développa l’idée pertinente que les civilisations de la vallée du Nil (Égypte, Nubie) devront à l’avenir servir de socle pédagogique dans le domaine de l’enseignement scolaire en Afrique et au-delà (diaspora africaine).

Historiquement, nos Humanités Classiques Africaines , couvrent une période historique qui va de l’apparition des premières cités vers 9 000 avant l’ère chrétienne dans la région de Nabta (Ouest d’Abou Simbel) à la conquête de l’Égypte par Alexandre le Grand en 332 avant l’ère chrétienne.

Naturellement, la maîtrise des données archéologiques liées à l’apparition de l’homme en Afrique (découverte de l’Homo Sapiens Idaltu, datation des crânes de Omo I et II, sans oublier la révolution culturelle des hommes modernes vers 80 000 avant notre ère à Blombos en Afrique du Sud) doit être prise en compte pour apprécier la précocité de l’éclosion de la civilisation en Afrique noire.

A ce titre, 6 Modules ont été définis pour dynamiser l’enseignement pédagogique :

1- Initiation à l’égyptien hiéroglyphique,

2- Sciences et culture de l’Afrique ancienne,

3- L’Afrique impériale et ses grandes civilisations

4- L’Afrique dans la géopolitique mondiale,

5- Esclavage, colonisation et néo-colonisation.

6- Philosophie de libération

4- Cours de la session 2008/2009 :

Les cours se déroulent deux samedis après-midi de chaque mois. En dehors, des séminaires et des conférences sont organisés. En Février de chaque année, l’ensemble des étudiants est convié à participer à un voyage en Egypte (Kemmiou Menaibuc Tour), afin de saisir la portée de l’histoire africaine.

Enfin, en début juillet, les mêmes étudiants sont conviés au Colloque International Menaibuc qui se déroule en présence de nombreux chercheurs et enseignants du monde entier.

Année 2008/2009 :

Les dates de cours du 1erTrimestre sont les suivantes :

Janvier : 10, 17

Fevrier : 7, 14

Mars : 7, 14

Prochains cours dernier trimestre 2009 :

Avril : 4 et 11

Mai : 2 et 9

Juin : 6 et 13

Adresse :

Maison des Mines et des Ponts et Chaussées, 270 Rue St. Jacques 75005 Paris.

RER B : station LUXEMBOURG - Sortie : Rue de l’Abbé de L’épée

Plan :

Modalités tarifaires :

L’inscription à l’Institut de formalise de deux façons :

Une adhésion trimestrielle de :

* 30 euros pour les travailleurs

* 20 euros pour les étudiants

Soit une adhésion annuelle de :

* 90 euros pour les travailleurs

* 60 euros pour les étudiants.

Les étudiants adhérents bénéficient du tarif préférentiel de 5 euros par cours.

Les non-adhérents paient plein tarif, soit 10 euros par cours.

Inscription

Pour les inscriptions, télécharger la fiche ci-dessous et de nous la renvoyer dûment rempli à l’adresse mail indiquée.

Word - 154.5 ko

Les manuels de cours :

Deux supports sont couramment utilisés :

* La grammaire simplifiée de l’égyptien hiéroglyphique

* Le manuel d’étude des Humanités Classiques Africaines

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Références bibliographiques:

Aucune.

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